Notre histoire au Niger

En 2000, à la naissance de l’association, un groupe d’amis du Sud de la France se retrouvaient régulièrement à Niamey au Niger avec des médicaments récupérés et des fournitures scolaires, puis descendaient en pirogue le long du fleuve Niger, s’arrêtant de villages en villages pour distribuer le matériel.

Au fil des années, nous avons privilégié les échanges avec les nigériens intéressés par les projets que nous pouvions assumer avec notre petite équipe afin de cibler efficacement nos actions.

En 2012, face aux nouveaux enjeux politiques au Niger, nous décidons de développer davantage nos projets au Bénin.

Voici un aperçu de nos actions au Niger:

  • A Niamey :

Notre histoire au NigerDepuis 2005, le Centre Médical Humanitaire de Dan Gao, entièrement géré par l’ONG entre France et Niger, fonctionne tous les jours de 8 à 22 heures dans un quartier défavorisé.

Le responsable médical nigérien d’AFDN, le Docteur Issoufou KOMMA, occupe aussi les fonctions de Médecin-Chef dans le service des Urgences Médicales à l’Hôpital National Universitaire de Niamey.

Le fonctionnement du centre de santé repose sur le travail quotidien de onze étudiants en médecine conventionnellement défrayés, combinant ainsi une expertise de terrain (ils sont généralement en 5ème année d’étude) et une offre de soin pour la population la plus défavorisé, sous la responsabilité du Dr KOMMA.

L’intérêt principal de ce centre, outre le fait d’être le lieu géographique de la représentation de l’ONG au Niger, est de favoriser les soins des plus pauvres avec des consultations à faible coût 500 francs CFA (soit 0,75 €), bien en dessous de ceux pratiqués en libéral ou dans le service public (de l’ordre de 3 à 5000 FCFA). Cette politique tarifaire nous a permis d’acquérir une autonomie de gestion pour le centre de Dan Gao et nous autorise ainsi à financer d’autres projets.

La gestion du centre est rigoureusement observée depuis sa création par la perceptrice, Mme Faty MOUSSA salariée à temps plein de l’association. L’équipe de collaborateurs sur place comprend aussi trois infirmières diplômées d’Etat qui se relaient, six infirmières stagiaires en formation, trois gardiens et un agent d’entretien. Ces partenariats permettent de donner un lieu d’exercice aux futurs médecins et infirmières nigériens, et de favoriser leur maintien dans leur pays d’origine pour soigner les plus pauvres des leurs.

Un agrandissement des locaux a du être effectué devant l’affluence grandissante des patients, avec la création d’une quatrième salle de mise en observation de trois lits et d’une salle de pansements en 2015.

En 2011 avec l’aide du Rotary Club International de Marignane Aéroport et de la fondation Orange nous avons installé un laboratoire d’analyse médicales à Dan Gao, annexé au Centre et fonctionnant efficacement avec deux laborantines et deux stagiaires.

Dès 2004, les médicaments étaient acheminés depuis la France grâce aux dons de l’association TULIPE.

Nous avons depuis abandonné ce système d’approvisionnement par container et fret maritime, préférant acheter les médicaments sur place, nous mettant en conformité avec les exigences pharmaceutiques du Ministère de la Santé nigérien et réalisant une économie financière et logistique.

Ce centre étant devenu une référence incontournable au Niger, modèle en son genre, économiquement viable et en équilibre budgétaire, en 2010 sur le même modèle nous avons créé un second centre médical humanitaire à Bassora (banlieue de Niamey). Après 2 ans d’activité, un jeune médecin thésé qui y exerçait nous ayant sollicité, le centre lui a été confié, l’ONG restant partenaire tutrice pour quelques années encore.

Nous avons un partenariat avec l’association HANDICAP NIGER à laquelle nous offrons régulièrement du matériel, prothèses et orthèses.

Notre histoire au Niger

  • Dans les villages :

Notre histoire au Niger

Depuis 2000, le 4X4 ayant finalement remplacé la pirogue, nous allions dans les villages de Say, Gueimé, Goudrio Finaré, Youri et Kohan où nous rencontrions les « officiels » du village : le chef du village, chef du comité de gestion, le maitre d’école et le responsable de la case de santé*.

*mini centre médical d’Etat composé de 2 salles, une pour les examens et l’autre pour une mise en observation, tenu par un agent de santé ou rarement par une infirmière et où se font aussi, les accouchements)

La distribution de médicaments donnés par l’association TULIPE dans les cases de santé et le don de matériels scolaire étaient les deux points forts.

Là ont pris vie de nouvelles idées et de nouveaux projets autour de l’école, de la santé et de l’environnement avec un suivi à chaque mission (2 à 3 annuelles) et un renouvellement de nos interventions si tout fonctionnait bien.

En 2009 un volet de l’association sur l’écologie et le développement a vu le jour par la mise en place de notre projet « CHANGE VERT ». En effet la construction d’un incinérateur, de latrines et l’instauration de « corvées de nettoyage » sur le village de Gueimé sont prometteurs pour l’avenir écologique de ces villages.

Des micros crédits sont mis en place à Gueimé au profit des groupes de femmes qui s’investissent désormais dans l’agriculture et l’élevage avec de très bons résultats.

Aujourd’hui malgré les difficultés liées au climat politique du pays nous continuons l’approvisionnement de la cantine scolaire dans le village de Goudrio (situé à 50 kms de la capitale).

Ce village s’étend sur plusieurs kilomètres et le directeur de l’école constatant l’absence des enfants l’après-midi en raison de la longue distance à parcourir à pied nous a demandé de créer cette cantine en 2011.

Nous faisons livrer régulièrement des denrées non périssables, riz, coulis de tomates, huile, sel que les mamans cuisinent chaque jour pour les enfants qui en conséquence sont là toute la journée. L’afflux des écoliers ne cesse d’augmenter dans cette école et chaque jour 250 repas sont préparés.

En 2013 nous avons procédé à la réfection des lieux de classe à Goudrio aussi avec construction de classes en banco et de latrines.

Nos financements outre les cotisations des adhérents et les dons de particuliers, viennent du Conseil général des bouches du Rhône, de la Municipalité de Marignane, de la banque Société Générale, Fondation Orange, Rotary et Lyons club et divers laboratoires pharmaceutiques, de collège, d’écoles mais aussi de manifestations que nous organisons tout au long de l’année.